L'Abbaye

 

L'Abbaye Bénédictine 

 

       abbaye-1.jpgEn 709, Wulfoad, puissant seigneur de la cour d’Austrasie, fonde une abbaye bénédictine dédiée à Saint Michel. Vers 815, sous l’impulsion de Dom Smaragde, l’abbaye est transférée près du hameau de Godonnécourt, Ce dernier, par évolution phonétique, prend le nom du Saint patron et devient St Mihiel.    Dès le IXème  siècle, l’abbaye est un grand foyer d’érudition et le reste par la suite, jusqu’à devenir au XVIIème  une véritable université.

Le développement de l’abbaye donne naissance à un bourg attesté dès la fin du Xème siècle. En 1251, une ville neuve s’établit autour de la halle. La ville devient en 1301 capitale du Barrois non mouvant, ne relevant pas du royaume de France.

 

     Aujourd’hui propriété de la commune, cet ensemble abbatial a connu de nombreuses affectations. Dès les premiers temps de la Révolution, le tribunal (futur palais de justice) s’installe dans le « Grand Logis » et la maison d’arrêt sous la bibliothèque. Au début du XIXème siècle, le collège occupe l’aile ouest du cloître et la gendarmerie est affectée dans l’aile sud. Ces dispositions dureront jusqu’aux années 1960-1970. En 1976, les services municipaux occupent une partie de l’aile principale ; les associations culturelles et sportives étant accueillies dans l’aile de l’ancienne gendarmerie.

      Partiellement protégées dès 1910, l’église et l’ancienne abbaye ont été classées aux monuments historiques le 19 mars 1982. L’Etat, Ministère de la Culture et la Ville de Saint-Mihiel, propriétaire, ont entrepris divers travaux de restauration : les boiseries du chœur en 1973, restauration de la tour romane en 1978, réfection des toitures des ailes est et nord de 1982 à 1984. En 1995 et 1996, dans le cadre du contrat Etat Région, l’aile de la Bibliothèque a été restaurée. Puis en 1998 et 1999, la partie sud de la façade du Grand Logis. Restauration de la toiture de l’église en 2004 et des huisseries de la bibliothèque en 2007.

Depuis 1998 l’aile de la Bibliothèque abrite au rez-de-chaussée l’office de tourisme et au premier étage le musée départemental d’art sacré présentant au public une collection d’objets d’église comme des ciboires, des reliquaires, des sculptures mis en dépôts par des communes et des acquisitions de la Conservation départemental des musées de la Meuse.

 

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